Prénom : Kawara (lit de rivière asséché)
Âge : 23 ans mais ne le sait pas. Sait juste qu’elle a la vingtaine.
Date de naissance : Oubliée. A la place ellle fête le jour où sa ouvelle mémoire commence : le 25 janvier 3000
Rang : Apprentie danseuse
Clan pendant l'année : Méphystiste
Clan pendant la V2 : Toujours Méphystiste
Modifications (facultatives) de caractère : Kawara a tout oublié de son passé à cause de Méphystophélès. Tout son ancien caractère est donc tombé dans l’oubli.
Sa nouvelle personnalité est plus... enfantine que l’ancienne. En effet, Yuna a toujours menée une existence difficile dans les rues de Bloodtown. Kawara, elle, doit tout réapprendre de la vie.
Il est très rare de la voire sans son éternel sourire aux lèvres. Elle aime le bonheur et fait tout pour que les gens autour d’elle en ait un peu. Bien sûr le massacre de Heavendream l’a beaucoup marqué, plus qu’elle ne le croyait d’ailleurs, mais sa nouvelle innocence lui a permit de surmonter son chagrin. Ainsi, Kawara est devenue une jeune fille extrêmement naïve qui croit que tout peu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Elle vit dans un monde de rêves créé de toutes pièces par son imagination d’enfant.
Dans sa nouvelle vie, elle s’est découverte deux passions : la danse et Mephystophélès.
La première car danser lui permet de se libérer de cette « prison » qu’est en fait devenu le Castel pour elle et qu’elle a finit par transformer en château enchanté. Quand elle danse, elle a l’impression de ressentir chaque mouvement au plus profond de son âme et même parfois, de s’envoler. Il lui arrive ainsi de danser pendant des heurs sans s’arrêter.
La seconde parce qu’elle se souviendra toute sa vie des deux pupilles bleu nuit penchées sur elle par un sombre soir d’hiver (XD). Son premier souvenir. Le plus beau de toute sa vie. Depuis, dès que Méphystophélès se retrouve dans son champ de vision, que ce soit dans un rayon de dix mètres ou de dis kilomètres, Kawara rougit jusqu’aux oreilles et tenta de disparaître derrière le mur le plus proche. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de l’observer en cachette pendant tout son temps libre (et quand il n’est pas enfermé dans son laboratoire).
Modifications (facultatives) de physique : Kawara a toujours des yeux bleus cristallins ainsi qu’une longue crinière de cheveux bruns tout comme Yuna. Néanmoins, contrairement à elle, ce n’est plus une lueur sauvage qui brille dans ses pupilles mais quelque chose de plus doux et joyeux.
Elle n’a rien perdu de sa taille svelte étant donné les nombreux exercices qu’elle effectue par jour mais s’habille dans des tons beaucoup plus colorés qu’avant. Sa tenue de cuir toute déchirée ayant finit direct à la poubelle et vu le nouveau métier qu’elle apprend, Kawara a prit l’habitude des vêtements aux couleurs chatoyantes et des bijoux tintant au rythme de ses entrechats.
Ces changements s’effectuèrent tout naturellement car ayant perdue sa mémoire, Kawara a aussi oublié ses vieilles habitudes de discrétion. Le seul changement qu’elle n’ait pas franchement aimé fut quand son professeur l’envoya se faire percer les oreilles. Ca, elle s’en souviendra toujours !
Ce qu'il est arrivé à votre personnage pendant cette année : Tout commence par un soir d’hiver. Je dis commence car avant ce jour là, elle ne se souviens de rien. Rien d’autre qu’un froid humide lui rongeant les os et la peau. Autour d’elle, la netteté du vide lui donnait l’impression d’être absorbée par un univers sans cesse plus glacé. Autour d’elle, l’obscurité se faisait de plus en plus épaisse et oppressante. Elle avait l’impression d’être enfermée dans une boîte. Une toute petite boîte…
Petit à petit, la peur s’insinua en elle. Tout ce vide autour d’elle la terrifiait. Il fallait que quelqu’un la sorte de là, vite ! Elle voulu crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Le silence semblait l’avoir absorbé avant même qu’il ne voit le jour.
Le froid se fit plus fort encore et elle sentit ses muscles se pétrifier un à un. C’est alors qu’elle vu la lumière. Pas une lumière blanche et aveuglante, plutôt une faible lueur grisâtre. En la voyant apparaître, elle sut aussitôt qu’elle était sauvée.
Quand elle ouvrit les yeux, ce fut pour tomber nez à nez avec une magnifique nuit étoilée. Le ciel bleu sombre et strié de nuages plus sombres étaient merveilleusement mis en valeur par des milliers d’étoiles qui semblaient s’animer dès qu’elle en fixait une. Soudain, le paysage magnifique disparue, la laissant pétrifié de surprise.
Devant elle se dressait l’homme le plus magnifique qu’elle n’est jamais vue. Et encore, c’était peu dire. Il était assez grand, svelte, et de chacun de ses mouvements semblait s’échapper une grâce presque divine. Ses cheveux ébène légèrement en bataille, encadraient ce qu’elle avait prit pour une sublime nuit d’été. Ses pupilles, aussi noires que le vide qu’elle venait de quitter, lui donnait une peu la chaire de poule. Mais ses iris déclinant toutes les variantes de bleu sombre possible, bien au contraire, l’attirait comme un aimant.
Il se pencha vers une silhouette cachée dans l’ombre. Celle-ci émit un bref hochement de tête et s’approcha d’elle, un objet brillant dans la main. En la voyant approcher, la peur la reprit au ventre… pour re-disparaître aussitôt. Elle ne l’avait pas remarqué depuis qu’elle avait ouvert les yeux tellement elle avait été absorbée dans la contemplation de l’homme, mais elle se trouvait être enchaînée par les poignet et les main. Chaînes que l’ombre enleva en quelques secondes. Quand ce fut terminé et qu’elle quitta des yeux ses poignets écorchés, elle se rendit compte que le bel inconnu avait disparu. Ne restait autour d’elle que l’ombre qui lui prit le bras pour la forcer à se relever.
Il lui fallut bien dix minutes pour réussir à tenir sur ses jambes tellement elle était faible. Heureusement, la personne qui l’avait détachée –toujours cachée sous une cape qui cachait son visage- était là pour la soutenir un minimum. Quand elle sortit de la pièce où elle s’était réveillée, elle se rendit compte que celle-ci n’était autre qu’un cachot miteux et la fade lumière grise, le résultat de la faible illumination d’une torche sur des mur moisit jusqu’au plafond.
La silhouette due presque la traîner pour qu’enfin elles arrivent aux cuisines. Les odeurs toutes plus alléchantes les unes que les autres vinrent lui chatouiller les narines et son ventre émit un grondement si distinct qu’elle crut qu’elle aurait sursauté jusqu’au plafond si elle en avait eu la force. En même temps que la colère de son estomac, les douces effluves de viande grillées, de pain chaud et de sucreries en tout genre lui firent se rendre compte à quel point elle avait faim. En fait, elle était tellement affamée qu’elle se jeta presque sur un pauvre poulet rôti qui passait (malheureusement pour lui) par là quand elle entra dans la pièce.
Elle ne fit ni attention à la sauce brûlante ni aux cris outrés des cuisinières bien vite arrêtées par un geste de l’ombre. La viande juteuse glissant sur sa langue la fit soupirer d’aise. En quelques minutes, il ne resta plus rien du savoureux poulet destiné à je ne sais quelle chambre de noble.
Après avoir but toute l’eau d’un pichet qu’une servante venait de lui tendre, elle entreprit de chercher la mystérieuse silhouette qui l’avait emmenée dans ce paradis. Hélas, celle-ci avait due profitée qu’elle soit monopolisée par son dîner pour disparaître car il ni avait aucune trace de sa présence dans la vaste cuisine. Elle haussa un sourcil, trouvant étrange qu’on la sorte de prison pour l’emmener dans les cuisine du château –c’en était sûrement un vu la taille de cette pièce et la présence des geôles- pour ensuite l’abandonner. Après tout, si elle était enfermée dans les sous-sols, elle devait bien y être pour quelque chose. Quand à quoi…
Sous l’effet de la surprise, elle laissa tomber le pichet qui tomba sur le sol dans un bruit de vaisselle brisée. A côté d’elle, la servante poussa un petit cris en se précipita pour limiter les dégâts. Néanmoins, elle n’y fit aucunement attention, car un fait étrange venait de s’imposer à ses yeux : elle ne savait absolument pas pourquoi elle était enfermée dans cette prison. Mais aussi, où elle était, qui étaient tous ces gens et surtout, qui était-elle ?
Quand elle se rendit compte qu’il fallait qu’elle recommence à respirer si elle ne voulait pas retomber dans les pommes tout de suite, elle reprit contact avec la réalité, regardant le monde avec de nouveaux yeux.
Autour, d’elle, tout le monde s’animait, une vraie fourmilière. On versait, cuisait, tournait, mélangeait, agitait à une telle vitesse qu’elle n’arrivait pas à suivre tous leurs mouvements. Et pourtant, elle était bien décidée à le faire ! A tout imprimer dans sa petite tête vide. Elle était là, comme une gamine débarquant dans une maison inconnue et terriblement intéressante, tournant ses grands yeux curieux dans tous les sens possibles pour son cou endolori.
Alors qu’elle avait crut entrer dans une banale cuisine de château, en regardant mieux elle se rendit compte que celle-ci n’avait rien de normale… la première chose qu’elle remarqua c’était sur la petite servante qui ramassait les éclats de terre cuite tombés sur le sol. A première vue, rien d’anormal, elle était juste une jeune fille, point barre. Mais alors qu’elle s’était baissée pour l’aider, elle se rendit compte que quelque chose de long et poilu dépassait de sous sa robe. Plus intriguée qu’effrayée, elle avait regarder le lent mouvement de la queue de loup déplacer le peu de poussière qui recouvrait le carrelage. Puis, tout d’un coup, celle-ci avait disparu, comme si rien ne s’était passé !
Un loup garou. Ou plutôt une loup garou. Ca existait ces trucs-là ?
Sentant qu’on la dévisageait, la servante se releva brusquement et partit à grand pas à l’autre bout de la pièce.
En y repensant, quand elle avait traversé les couloirs quelques minutes auparavant, elle se rappelait en avoir croisé d’autre, mieux habillés. Mais vu qu’elle était alors trop fatiguée, elle n’avait pas vraiment fait attention à ces détails.
Curieuse de rencontrer d’autres personnes bizarres, elle sortit de la cuisine comme une mini tornade, ignorant les cris affolés de la cuisinière à qui on avait ordonné de la surveiller.
Maintenant qu’elle n’avait plus faim, elle pouvait tout à loisir son nouvel environnement. En sortant des cuisines, elle avait débouchée dans un couloir assez sobre éclairé par une dizaine de torches. Vu qu’il n’y avait aucune fenêtre, ils devaient se situer en sous-sol. En effet, au bout du passage elle trouva un grand escalier assez large pour qu’une dizaine de serviteurs puisse l’arpenter en même temps. En haut, la sortie était bouchée par un épais rideau de velours rouge. Alors qu’elle se demandait comment elle allait bien pouvoir déplacer cette tenture avec les maigres forces qu’elle avait, elle s’aperçue qu’un passage était ouvert sur les côtés, pour laisser la place aux domestiques.
Elle s’y engouffra et déboucha dans un immense couloir, bien plus grand que le précédent. Il était tellement large qu’on en aurait dit une pièce à part entière. Sur sa droite, une immense porte en bois, haute de plusieurs mètres mais seulement ouverte à sa base laisser déverser un flot continu de visiteurs. Tout autour, les murs recouverts de centaines de milliers de miroirs illuminaient la pièce de mille éclats. Sur sa gauche, deux énormes escaliers de marbre s’élevaient vers les étages supérieurs. Entre les deux, une porte, certes moins imposante que la première mais quand même, s’ouvrait sur une salle toute en longueur au fond de laquelle on arrivait à peine à discerner deux trônes. C’était dans cette direction que la plupart des gens se dirigeaient et elle se dit que ce devait être le jour des audiences pour qu’il y ait autant de monde.
Prenant son courage à deux mains, elle entreprit de traverser le hall. Les visiteurs et les serviteurs s’écartés sur son passage en la dévisageant bizarrement. Tout d’abord, elle ne compris pas pourquoi, mais en atteignant l’autre extrémité de la pièce, elle croisa son reflet dans un des miroirs.
L’idée qu’elle aurait pu être jolie lui traversa l’esprit mais vu la quantité de crasse qui recouvrait son corps, ce n’était absolument pas le cas au moment présent. Elle portait des vêtements en cuir qui auraient puent être bien pratiques s’ils n’étaient déchirés un peu partout. Ses cheveux bruns étaient en bataille et seuls ses yeux bleu cristal faisaient écho à la beauté qu’elle aurait put avoir. Elle détourna les yeux. Pas étonnant qu’on s’écarte sur son passage. Elle était maigre et sale à faire peur. Mais en même temps, après avoir passé une période indéterminée dans un cachot, le résultat ne pouvait pas être différent.
Alors qu’elle réfléchissait au moyen de retrouver une apparence à peu près humaine avant de finir son tour d’inspection, son oreille capta une faible mélodie. Elle tourna la tête et s’aperçue qu’elle se trouvait près d’une grande porte en bois blanc rehaussée d’or. Vu sa taille, elle s’étonna de ne pas l’avoir remarquée avant mais la foule compact qui grouillée jusqu’à présent, était presque absente de ce côté-là du hall.
Curieuse (comme toujours), elle saisie la poignet et poussa le lourd battant. Ce fut plus facile qu’elle le pensait car le battant glissa tout seul, libérant un maigre espace dans lequel elle pouvait largement passer. Une fois à l’intérieur, elle le referma et se retourna pour chercher l’origine de la musique.
La pièce dans laquelle elle se trouvait était immense. Immensément immense. Jamais elle n’avait vue de telle pièce (enfin bon, elle en a pas vue énormément non plus depuis qu’elle s’est réveillée). Le hall aux miroirs à côté, c’était de la gnognotte. La nuit commençait à tomber –on devait être en fin d’après midi- et on avait tirer les longs rideaux de velours pour laisser passer les rayons de la lune au travers des fenêtres démesurées. La salle était brillamment éclairée par d’énormes lustres de cristal qui pendait du plafond décoré d’or brodé d’or. Mais ce qui attira le plus son regard, c’était la grande piste de dans en parquet laqué sur lequel se mouvaient gracieusement une dizaine de danseuses. La musique, elle, venait d’un petit orchestre placé sur une estrade beaucoup plus large qu’il ne l’aurait fallut. Ce devait être une simple répétition vu le faible nombre de musiciens et de danseuses présents.
Elle était comme hypnotisée. Pas à pas, elle commença à s’approcher des jeunes femmes qui virevoltaient sans lui prêter attention. Puis l’une la remarqua… et cria à plein poumon. Terrifiée, elle recula instinctivement tandis les autres danseuses, s’arrêtaient une à une de danser pour la regarder. La première avait arrêté de crier mais la musique s’était tue. Bientôt, elle fut complètement encerclée par des regards intéressés. La plupart des personnes présentes étaient des femmes mais deux ou trois hommes témoignaient de l’arrivée des membres de l’orchestre. Autour d’elle, tout le monde chuchotait en la montrant du doigt. Elle ne comprenait pas ce qu’ils disaient mais avait du mal à supporter d’être le centre d’attention de tout le monde. A vrai dire, elle avait même un peu peur.